Dobřichovická Alotria X. - 7.9.2013
Molsheim ( Francie ) - 2010

Návštěvou u přátel v Molsheimu.

V jednom z loňských čísel Černošických listů objevil se informační článek o tomto asi desetitisícovém městečku ve francouzském Alsasku poblíž Štrasburku. V době od 10. do 12. prosince tohoto roku tam na pozvání molsheimské radnice hostovala skupina historického šermu Alotrium z Černošic-Mokropes, pod vedením pana Ing. Josefa Jana Kutílka. V rámci tamních slavností starobylých Vánoc (la Fête de Noël d’antan à Molsheim) se šermíři prezentovali jak v rámci slavnostního průvodu vedeného v dobových kostýmech včetně pištců, dudáků, fanfárové dětské kapely, stádečka jedenapadesáti cvičených husí s pasáčkem, jízdy na koních atd., tak i v samostatných choreografiích, mimo jiné Námluvy po Španělsku a Turnaj pro královnu – s parádními ukázkami historického šermu a středověkého válečnického umění doby gotické. Nadšené ovace a dlouhotrvající aplaus jim byly odměnou za několikeré spektákly v sobotu i v neděli, při nichž vystupovaly také dámy, jež si v bojovém umění počínaly stejně hbitě a elegantně jako páni rytíři. Lze říci, že publikum bylo doslova unešené, zejména pak děti, které po představení oslovovaly naše umělce, fotografovaly se s nimi, potěžkávaly si zbraně a obdivovaly brnění. Čest i důvěru, vyřčenými starostou města Molsheimu panem Laurentem Furstem při veřejném slavnostním přijetí Alotria na náměstí před starobylou budovou cechu řeznického La Metzig na hlavním náměstí, jeho členové a členky plně dostáli. Název našeho báječného města Černošice teď zná každý obyvatel i návštěvník báječného města Molsheimu. A chtějí nás tam i v létě !

PhDr. Zbyněk Jan Pačes, CSc.

Člen výboru pro partnerství evropských měst, Černošice, odpovědný za kontakty
s francouzskými přáteli.

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Molsheim / Noël d'antan

 

Par le Livre ou par l'épée? 
Ma chère mère. Le trajet fut long, semé de mille périls, mais sauf je suis arrivé à Molsheim. Je me suis fait annoncer auprès du bourgmestre auquel j'ai remis la lettre de recommandation de l'abbé.

 

Le sieur Furst -en langue d'ici cela signifie prince- dont la carriole souffrait quelque ennui de roue a pu derechef mettre à profit mes modestes talents de charron, hérité de feu mon père et votre époux. Ils font, je le note, de belles roues en cette contrée
Car aujourd'hui, c'est jour de fête à Molsheim et le bourgmestre doit parader avec sa suite dans les rues de la cité. Il redoutait de devoir aller à pied par grand froid. Ce ne sera pas le cas. Un peu grâce à moi. Ils font, je le note, de belles roues en cette contrée et je ne serais pas surpris que la cité y voie un jour vocation.
En attendant, la ville est en liesse : des troubadours jouent et jonglent sur le pavé. Sur la place, les gueux croquent le lard chaud, les tambours résonnent. Des musiciens sont venus de la proche Germanie, des chevaliers du pays des Tchèques, mais du comté aussi.
Ils s'affrontent en tournois et font montre de force, souplesse et habileté. L'un d'eux m'a promis belle solde et vie aventureuse si je m'engageais pour la gloire de Dieu. On lève, dit-on, une armée pour aller combattre quelques lointains hérétiques. Il était accompagné d'une Amazone instruite au maniement des armes, vive et ardente comme la pucelle de Domrémy. L'aventure, l'aventure...
Mais ma vocation est sans doute autre. L'abbé qui ma enseigné le latin et tant d'autres choses ne comprendrait pas que je ne devienne pas moine.
Servir Dieu, je n'aspire à rien d'autre, vous le savez. Mais par le Livre ou par l'épée ? Cette pensée me cause tourment, mère. J'ai déjà rencontré le père supérieur et lui ai fait part en confession du dilemme qui m'habite.
En attendant de le trancher, je profite des joies de la belle cité. Ici ce ne sont qu'artisans aux doigts de fées qui font naître bijoux et dentelles, gentes dames aux parfums capiteux parées de leurs plus beaux atours.
J'ai croisé aussi un montreur d'ours, de loups et de rapaces qui devisait avec un meneur d'oies. Point de magie dans tout cela m'ont-ils assuré mais une sainte patience et du labeur, toujours du labeur. L'ours était encore jeune mais aurait pu d'un coup de patte renvoyer le saltimbanque au Créateur. Au lieu de cela, il lui léchait le visage comme il l'aurait fait d'un pot de miel.
Mais le soir vient et je n'ai plus de chandelle. C'est l'heure où la cité épiscopale va briller d'un cortège de mille flambeaux. J'y cours me remplir les yeux, mère et vous embrasse.
Votre dévoué, aimant et bien indécis fils. 

 

Par Hervé Miclo - DNA 13 décembre 2010

 

Molsheim ( Francie ) - 2009
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